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JOGC

Directive clinique no 397 – Prise en charge conservatrice de l'incontinence urinaire chez les femmes

      Résumé

      Objectif

      Exposer les données probantes relatives à la prise en charge conservatrice, y compris les options d’évaluation et de traitement, de l'incontinence urinaire chez les femmes.

      Utilisateurs concernés

      Les fournisseurs de soins de première ligne et les professionnels de la santé spécialisés, y compris, mais sans s'y limiter, les médecins, les infirmières, les sages-femmes et les physiothérapeutes en santé périnéale.

      Population cible

      Les femmes (> 18 ans) atteintes d'incontinence urinaire.

      Options

      Les options d’évaluation comprennent l'anamnèse détaillée, l'examen physique, les analyses de laboratoire, le bilan urodynamique et la cystoscopie. Les options de traitement conservateur comprennent l'adaptation du mode de vie, la rééducation périnéale, la thérapie comportementale et les dispositifs mécaniques.

      Résultats

      Fournir un résumé reposant sur l’évaluation des données probantes actuellement disponibles sur l'efficacité des stratégies de prise en charge conservatrice (évaluation et traitement) de l'incontinence urinaire chez les femmes.

      Données probantes

      Des recherches ont été effectuées dans les bases de données Cochrane Library et Medline (2013-2018) pour recenser des articles relatifs à la prise en charge conservatrice de l'incontinence urinaire chez les femmes (> 18 ans). Les articles ont été évalués et les données probantes globales ont été cotées.

      Méthodes de validation

      Les données probantes obtenues ont été revues et évaluées par le comité d'urogynécologie de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) sous la direction des auteures principales. La qualité des données probantes a été évaluée au moyen des critères de l'approche GRADE (Grading of Recommendations Assessment, Development and Evaluation).

      Avantages, préjudice et coûts

      Les données probantes sur l'efficacité des options de prise en charge conservatrice (évaluation et traitement) de l'incontinence urinaire chez les femmes sont fortes. De plus, ces options comportent peu d'effets nuisibles, voire aucun, et ont un rapport coûts-avantages bien établi.

      Mise à jour de la directive clinique

      La présente directive clinique de la SOGC sera automatiquement passée en revue cinq ans après sa publication.

      DÉCLARATIONS SOMMAIRES

      • 1
        Évaluation au moyen de l'anamnèse (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • L'anamnèse seule ne suffit pas pour diagnostiquer tout le spectre de l'incontinence urinaire. Cependant, des antécédents clairs de fuites urinaires lors d'activités physiques, en l'absence de caractéristiques d'incontinence urinaire compliquée, peuvent suffire pour émettre un diagnostic d'incontinence urinaire à l'effort de pair avec un examen physique.
      • 2
        Évaluation au moyen d'un examen physique (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • L’épreuve de la toux, si le résultat s'avère positif, est un examen fiable pour diagnostiquer l'incontinence urinaire à l'effort non compliquée lorsqu'elle s'accompagne d'une anamnèse concordant avec une incontinence urinaire à l'effort.
        • L’évaluation de l'hypermobilité urétrale à elle seule est peu fiable et demeure controversée dans la prise en charge conservatrice de l'incontinence urinaire. Cependant, un urètre fixe et immobile suggère une incontinence urinaire complexe et peut justifier une exploration supplémentaire.
      • 3
        Évaluation au moyen de l'analyse d'urine (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Il convient de réaliser une analyse et un examen microscopique des urines ainsi qu'une culture d'urine et une évaluation du résidu postmictionnel lorsqu'indiqué chez toutes les femmes atteintes d'incontinence urinaire pour écarter un diagnostic d'infection, d'hématurie ou de protéinurie. Il y a lieu d'approfondir l’évaluation lorsque le volume du résidu postmictionnel demeure supérieur à 150 ml.
      • 4
        Évaluation au moyen d'un bilan urodynamique (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Le bilan urodynamique n'est pas indiqué chez les femmes autrement en bonne santé atteintes d'incontinence urinaire à l'effort non compliquée d'après leur anamnèse et leur examen physique étant donné que le bilan urodynamique ne contribue pas au diagnostic et n'améliore pas le résultat du traitement chez ce groupe de femmes. Le bilan urodynamique peut être justifié chez les femmes présentant des symptômes d'incontinence urinaire compliquée, atteintes d'une incontinence urinaire réfractaire ou ayant une anamnèse et des résultats d'examen physique contradictoires.
      • 5
        Évaluation au moyen d'une cystoscopie (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • L’évaluation cystoscopique des voies urinaires basses peut être indiquée chez les femmes présentant une incontinence urinaire impérieuse réfractaire, des fuites urinaires continues en raison de lésions ou fistules génito-urinaires iatrogènes, des égouttements postmictionnels persistants ou une hématurie.
      • 6
        Traitement par modification du mode de vie (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Les données probantes issues d'un essai clinique randomisé et d'une méta-analyse indiquent qu'une stratégie de traitement fondée sur des interventions visant à modifier le mode de vie pour favoriser la perte de poids atténue l'incontinence urinaire chez les femmes en surpoids ou atteintes d'obésité. Une perte de poids de 5 % aura un effet sur l'atténuation des symptômes d'incontinence urinaire. Une diminution de la consommation de caféine engendre une atténuation des symptômes d'urgence mictionnelle et de pollakiurie.
      • 7
        Traitement par rééducation périnéale (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • La rééducation périnéale est un moyen efficace de traiter l'incontinence urinaire; il est possible de l'utiliser seule ou dans le cadre d'une thérapie à plusieurs composants et qui intègre des approches relatives aux comportements et au mode de vie. Les programmes progressifs supervisés par des fournisseurs de soins de santé sont les plus efficaces.
      • 8
        Traitements complémentaires (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Bien que les études publiées à ce jour aient certaines limites, à l'heure actuelle, les traitements complémentaires (biofeedback, électrostimulation ou cônes vaginaux) ne semblent pas apporter de bienfaits supplémentaires.
      • 9
        Traitements par thérapie comportementale, rééducation vésicale (incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Les programmes mictionnels constituent une stratégie de traitement importante et efficace, qu'ils soient utilisés seuls ou dans le cadre d'une thérapie à plusieurs composants qui intègre les modifications du mode de vie et la rééducation périnéale. Les femmes ont dit préférer les programmes mictionnels par rapport à l'absence de traitement.
      • 10
        Traitement au moyen de dispositifs mécaniques intravaginaux (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte) :
        • Des données probantes indiquent que les dispositifs mécaniques intravaginaux (pessaires d'incontinence) sont efficaces et qu'ils peuvent être à privilégier chez les femmes qui sont incontinentes dans certaines situations précises, comme lors d'activités physiques. Les dispositifs mécaniques intravaginaux ne sont pas nécessairement aussi efficaces que la rééducation périnéale.

      RECOMMANDATIONS

      • 1
        Évaluation au moyen de l'anamnèse (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons d'obtenir des antécédents détaillés sur la miction ainsi que sur les plans médical et chirurgical chez les femmes atteintes d'incontinence urinaire afin de différencier les cas d'incontinence urinaire à l'effort non compliquée des autres types d'incontinence urinaire pour mieux évaluer le besoin d'examens physiques et d'explorations supplémentaires avant la planification de la stratégie de traitement (forte, basse).
      • 2
        Évaluation au moyen d'un examen physique (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons de réaliser l’épreuve de la toux lors de l'examen physique pour diagnostiquer l'incontinence urinaire à l'effort de pair avec l'anamnèse (forte, basse). L’épreuve de la toux peut aussi devoir être réalisée avec la réduction du prolapsus, le cas échéant. Quoique l’évaluation de l'hypermobilité urétrale puisse contribuer au diagnostic d'incontinence urinaire à l'effort, nous déconseillons le recours systématique au test du coton-tige [Q-tip test] chez les femmes atteintes d'incontinence urinaire. Le test du coton-tige vaginal peut être utilisé comme solution de rechange au test du coton-tige urétral chez certaines patientes (conditionnelle, moyenne).
      • 3
        Évaluation au moyen de l'analyse d'urine (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons que l'exploration initiale comprenne une analyse d'urine et, s'il y a lieu, une uroculture avec antibiogramme et une évaluation du résidu postmictionnel pour toutes les femmes atteintes d'incontinence urinaire. Il peut être envisageable de réaliser des évaluations supplémentaires, telles que le dosage de l'hémoglobine A1c, le dosage de la créatinine sérique et des examens d'imagerie, au cas par cas en fonction des résultats de l'exploration initiale (forte, moyenne).
      • 4
        Évaluation au moyen d'un bilan urodynamique (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons de ne pas réaliser systématiquement un bilan urodynamique avant d’établir une stratégie de traitement chez les femmes atteintes d'incontinence urinaire non compliquée d'après leur anamnèse et l'examen physique (forte, élevée).
        • Nous recommandons d'envisager le bilan urodynamique chez les femmes ayant des symptômes d'incontinence urinaire réfractaire ou compliquée, qui ont déjà subi une intervention visant à corriger l'incontinence ou qui sont atteintes d'une incontinence urinaire avec prolapsus pelvien au 3e ou 4e degré (conditionnelle, basse).
      • 5
        Évaluation au moyen d'une cystoscopie (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons d'envisager la cystoscopie chez les femmes qui présentent une hématurie ou qui manifestent des symptômes d'incontinence urinaire réfractaire et/ou compliquée (conditionnelle, basse).
      • 6
        Traitement par modification du mode de vie (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons d'offrir, en stratégie de première intention, un accompagnement en vue de favoriser la perte de poids chez les femmes en surpoids ou atteintes d'obésité qui sont atteintes d'incontinence urinaire (forte, élevée).
        • Nous recommandons de conseiller la réduction de la consommation de caféine pour atténuer les symptômes d'urgence mictionnelle et de pollakiurie (conditionnelle, moyenne).
      • 7
        Traitement par rééducation périnéale (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons d'offrir la rééducation périnéale (personnalisée et incluant l'examen digital des muscles du plancher pelvien) à toutes les femmes atteintes d'incontinence urinaire (forte, élevée).
      • 8
        Traitements complémentaires (incontinence urinaire à l'effort, incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous proposons que les traitements complémentaires des muscles périnéaux soient utilisés sur une base individuelle seulement puisqu'on n'observe aucuns bienfaits supplémentaires clairement définis à l'heure actuelle (conditionnelle, moyenne).
      • 9
        Traitements par thérapie comportementale, rééducation vésicale (incontinence urinaire mixte, incontinence urinaire impérieuse) :
        • Nous recommandons d'offrir un programme mictionnel à toutes les femmes atteintes d'incontinence urinaire mixte ou impérieuse (forte, élevée).
      • 10
        Traitement au moyen de dispositifs mécaniques intravaginaux (incontinence urinaire à l'effort) :
        • Nous recommandons l'utilisation de dispositifs mécaniques sur une base personnalisée. Nous recommandons en particulier d'envisager les dispositifs mécaniques chez les femmes qui éprouvent de l'incontinence urinaire lors d'activités physiques à impact élevé ou en cas d'obstacles à l'accès à une rééducation périnéale supervisée (forte, élevée).
        La SOGC a pour politique de passer le contenu en revue cinq ans après la publication. Un document peut alors être réaffirmé ou révisé pour refléter les nouvelles données probantes et les changements aux pratiques.
        Le Comité d'urogynécologie a préparé la présente directive clinique. Les membres du comité de surveillance et de gestion des directives cliniques l'ont ensuite passée en revue avant que le conseil d'administration de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada ne l'approuve. Cette directive clinique remplace celles qui ont étés publiées en avril 2003 (No 127 : Évaluation de l'incontinence d'urine à l'effort en vue d'une intervention chirurgicale primaire, réaffirmée en février 2018) et décembre 2006 (No 186 : Prise en charge conservatrice de l'incontinence urinaire, réaffirmée en février 2018).
        Comité d'urogynécologie : Queena Chou, M.D., London, Ont.; Aisling Clancy, M.D., Ottawa, Ont.; Phaedra Diamond, M.D., Scarborough, Ont.; Sinéad Dufour, Ph.D, Hamilton, Ont.; Roxana Geoffrion, M.D., Vancouver, C.-B.; Marie-Andrée Harvey, M.D., Kingston, Ont.; Maryse Larouche, MD, Montréal, Qc; Marie-Claude Lemieux, Montréal, Qc; Dante Pascali, M.D. (co- président), Ottawa, Ont.; Marianne Pierce, MD, Halifax, N.-É.; Jens-Erik Walter, M.D., Montréal, Qc; David Wilkie, M.D. (co-président), Vancouver, C.-B.; You (Maria) Wu, M.D., London, Ont.
        Chaque auteur a fourni un énoncé de divulgation; les auteurs n'ont déclaré aucun conflit d'intérêts.
        Merci au réviseure francophone du Québec, la Dre Marie-Claude Lemieux de Montréal, membre de l'Association des gynécologues et obstétriciens du Québec.
        CHANGEMENTS RECOMMANDÉS AUX PRATIQUES
        • 1.
          Une anamnèse consciencieuse et un examen physique consciencieux devraient figurer au centre de l’évaluation relative à l'incontinence urinaire non compliquée.
        • 2.
          Il y a lieu d'envisager le bilan urodynamique seulement chez les femmes qui manifestent des symptômes d'incontinence urinaire réfractaire ou compliquée.
        • 3.
          Une cystoscopie devrait être réalisée chez les femmes présentant une incontinence urinaire compliquée ou une hématurie macroscopique. L’évaluation cystoscopique peut être justifiée chez les femmes ayant des symptômes d'incontinence urinaire réfractaires.
        • 4.
          Il convient d'offrir un accompagnement en vue de favoriser la perte de poids chez les femmes en surpoids ou atteintes d'obésité, un programme de rééducation périnéale et un programme mictionnel comme stratégie de première intention chez toutes les femmes atteintes d'incontinence urinaire.
        • 5.
          Un programme de rééducation périnéale doit être mis en œuvre seulement suite à une une évaluation adéquate. Donner des instructions verbales et des documents écrits ne constituent pas à eux seuls un programme de rééducation périnéale fondé sur des données probantes.
        MESSAGES CLÉS
        • 1.
          Une anamnèse détaillée combinée à un examen physique adéquat suffit pour émettre un diagnostic d'incontinence urinaire à l'effort, mais pas pour tout le spectre de l'incontinence urinaire.
        • 2.
          Il convient d'inclure l'analyse et l'examen microscopique des urines ainsi que la culture d'urine et l’évaluation du résidu postmictionnel dans l'exploration courante de l'incontinence urinaire. Cependant, le bilan urodynamique n'est pas indiqué chez les femmes autrement en bonne santé atteintes d'une incontinence urinaire non compliquée.
        • 3.
          La rééducation périnéale est le traitement de première intention le plus efficace de l'incontinence urinaire à l'effort. Les termes rééducation périnéale et exercice de Kegel ne doivent pas être utilisés de façon interchangeable. Il est à noter que les traitements complémentaires des muscles périnéaux ne semblent pas offrir de bienfaits supplémentaires par rapport à la rééducation périnéale.
        • 4.
          Les dispositifs mécaniques intravaginaux (pessaires d'incontinence) constituent également une option thérapeutique de première intention efficace pour l'incontinence urinaire mixte ou à l'effort.

      Mots clés

      DÉFINITIONS:

      Incontinence urinaire à l'effort (IUE) (Plainte de fuites urinaires involontaires en cas d'effort, d’éternuement ou de toux.), Incontinence urinaire impérieuse (IUI) (Plainte de fuites urinaires involontaires immédiatement précédées ou accompagnées d'une urgence mictionnelle.), Incontinence urinaire mixte (IUM) (Plainte de fuites urinaires involontaires associées à l'urgence mictionnelle ainsi qu’à l'effort, à l’éternuement et à la toux.), Rééducation périnéale (Programme d'exercices structuré et personnalisé qui vise à améliorer la force, l'endurance ou la relaxation des muscles périnéaux, ou une combinaison de ces paramètres.), Épreuve de la toux (Évaluation qui consiste en l'observation de fuites urinaires tandis que la patiente tousse avec une vessie confortablement pleine (habituellement entre 200 et 300 ml). L’épreuve de la toux sert à confirmer la présence de l'IUE.), Test du coton-tige (Évaluation de l'hypermobilité urétrale qui consiste en l'insertion du bout d'un coton-tige dans le col vésical afin d'observer la mobilité de l'angle vésico-urétral à la toux. L'urètre est considéré comme hypermobile lorsque l'angle peut atteindre 30 degrés ou plus.)
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