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JOGC

No 248-Directive clinique sur l’évaluation et la prise en charge de l’incontinence urinaire récurrente à la suite d’une chirurgie visant le plancher pelvien

  • Danny Lovatsis
    Affiliations
    Toronto (Ont.)
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  • William Easton
    Affiliations
    Scarborough (Ont.)
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  • David Wilkie
    Affiliations
    Vancouver (C.-B.)
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  • Author Footnotes
    ∗ Comité d'urogynécologie: Danny Lovatsis, MD, (président), Toronto (Ont.); Jens-Erik Walter, MD (coprésident), Montréal (Qc); William Easton, MD, Scarborough (Ont.); Annette Epp, MD, Saskatoon (Sask.); Scott Farrell, MD, Halifax (N.-É.); Lise Girouard, inf. aut., Winnipeg (Man.); Chander Gupta, MD, Winnipeg (Man.); Marie-Andrée Harvey, MD, Kingston (Ont.); Annick Larochelle, MD, St-Lambert (Qc); Magali Robert, MD, Calgary (Alb.); Sue Ross, PhD, Calgary (Alb.); Joyce Schachter, MD, Ottawa (Ont.); Jane Schulz, MD, Edmonton (Alb.); David Wilkie, MD, Vancouver (C.-B.). Tous les membres du comité nous ont fait parvenir une déclaration de divulgation. Les recherches documentaires et le soutien bibliographique nécessaires aux fins de la rédaction de la présente directive clinique ont été assurées par Mme Becky Skidmore, analyste de recherche médicale, La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.

      Résumé

      Objectif

      Fournir aux gynécologues généralistes et aux urogynécologues une directive clinique sur la prise en charge de l’incontinence urinaire récurrente à la suite d’une chirurgie visant le plancher pelvien.

      Options

      L’évaluation englobe les antécédents et l’examen physique, l’urodynamique multicanal et, peut-être, l’urétrocystoscopie. La prise en charge couvre les interventions conservatrices, pharmacologiques et chirurgicales.

      Issue

      La présente directive clinique offre une approche exhaustive quant à la problématique complexe de l’incontinence récurrente qui est fondée sur les mécanismes pathophysiologiques sous-jacents.

      Résultat

      Les opinions publiées par des spécialistes et les résultats d’essais cliniques, le cas échéant.

      Valeurs

      La qualité des résultats a été évaluée au moyen des critères décrits par le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (Tableau).

      Recommandations

      • 1.
        Chaque patiente devrait faire l’objet d’une évaluation exhaustive visant à déterminer l’étiologie sous-jacente de l’incontinence urinaire récurrente et à orienter la prise en charge (II-3B).
      • 2.
        Les options de prise en charge conservatrice devraient être utilisées à titre de traitements de première intention (III-C).
      • 3.
        Les patientes qui présentent un urètre hypermobile, en l’absence de signes d’insuffisance du sphincter intrinsèque, peuvent être prises en charge au moyen d’une urétropexie rétropubienne (p. ex. intervention de Burch) ou d’une intervention de bandelette (p. ex. bandelette mi-urétrale, bandelette pubovaginale) (II-2B).
      • 4.
        Les patientes qui présentent des signes d’insuffisance du sphincter intrinsèque peuvent être prises en charge au moyen d’une intervention de bandelette (p. ex. bandelette mi-urétrale, bandelette pubovaginale) (II-3B).
      • 5.
        Dans les cas d’intervention chirurgicale visant l’insuffisance du sphincter intrinsèque, l’utilisation d’une bandelette vaginale rétropubienne devrait être privilégiée à celle d’une bandelette transobturatrice (I-B).
      • 6.
        Les patientes qui présentent une mobilité urétrale considérablement réduite peuvent être prises en charge au moyen d’injections gonflantes périurétrales, d’une intervention de bandelette rétropubienne, de la mise en place d’un sphincter artificiel, d’un détournement urinaire ou d’un cathétérisme chronique (III-C).
      • 7.
        La vessie hyperactive devrait être prise en charge au moyen d’un traitement médical et/ou comportemental (II-2B).
      • 8.
        La pollakiurie s’accompagnant d’une hausse modérée du volume du résidu post-mictionnel peut être prise en charge au moyen de mesures conservatrices, telles que l’administration de médicaments visant à détendre le sphincter urétral, la miction à intervalles déterminés et la miction double. L’auto-cathétérisme intermittent peut également être mis en œuvre (III-C).
      • 9.
        L’incapacité totale de procéder à la miction, avec ou sans incontinence par regorgement, peut être prise en charge au moyen d’un auto-cathétérisme intermittent ou d’une urétrolyse (III-C).
      • 10.
        Les fistules devraient être prises en charge par un médecin expérimenté (III-C).

      Mots clés

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