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JOGC

Bonne lecture, bonne alimentation

      La SOGC est fière de publier ce mois-ci ses lignes directrices tant attendues, The Canadian Consensus on Female Nutrition: Adolescence, Reproduction, Menopause, and Beyond. La nutrition ne faisait même pas partie du programme quand j'étudiais la médecine, et encore moins de la formation en résidence. Aujourd'hui, les conséquences de la mauvaise nutrition remplissent nos cabinets, et nos patientes se tournent vers nous pour savoir quoi faire. Nous pouvons avoir l'impression que nos conseils sur le régime alimentaire et la nutrition ne seront pas observés, mais les données dont nous disposons indiquent clairement que les femmes veulent et espèrent obtenir des conseils de cet ordre de notre part. En outre, elles seraient plus disposées à modifier leur style de vie si c'est leur fournisseur de soins de santé qui le recommande. Nous espérons que vous conserverez ces lignes directrices à portée de la main comme si c'était votre carnet d'ordonnances et que vous saurez intégrer l'évaluation et les conseils nutritionnels et alimentaires dans toutes vos consultations. Il est impossible de parler de nutrition sans aborder la question du niveau d'activité, toutes deux fort importantes, mais nous reconnaissons le fait qu'il est impossible de « courir plus vite que sa fourchette » et qu'il faut d'abord s'attaquer à l'alimentation.
      Les lecteurs occasionnels pourraient penser que le Guide alimentaire canadien contient déjà tout ce qu'il faut savoir sur la nutrition, mais il existe plusieurs questions sur lesquelles les lignes directrices de la SOGC diffèrent des conseils du Guide ou vont plus loin qu'eux; les auteurs soulignent d'ailleurs autant les cas de désaccord réel que les sujets pour lesquels il ne reste plus aucun doute. En tant que société d'obstétriciens et de gynécologues, certains pourraient dire que nous sommes spectaculairement mal équipés pour relever le défi des consignes nutritionnelles. Nous n'aurions effectivement pas pu le faire seuls; ces lignes directrices sont le produit d'une collaboration avec des diététistes, des nutritionnistes et des experts de la fertilité, de l'adolescence, de la grossesse, de la lactation et de la ménopause. Nous sommes extrêmement reconnaissants envers ces experts d'autres disciplines qui, sans être membres de la SOGC, étaient prêts à consacrer bénévolement des centaines d'heures à la recherche, à la rédaction et à la révision pour nous aider à produire ce document. Nous apprécions également le fait que les organisations sœurs de la SOGC l'ont endossé.
      Ces lignes directrices formulent des recommandations fondées sur des données probantes en matière de nutrition de la femme, de l'adolescence à la ménopause en passant par la période reproductive. À chacun de ces stades, les auteurs se sont inspirés des dernières données disponibles pour essayer d'aider les femmes à vivre en meilleure santé dès maintenant et à long terme. Nous savons tous désormais que c'est à l'adolescence que notre masse osseuse se développe le plus, que l'alimentation de la mère influence la santé et les risques futurs de maladie cardiovasculaire, que la nutrition et l'obésité chez la mère ont des conséquences importantes pour la santé future de l'enfant et que les choix alimentaires pendant et après la ménopause déterminent en grande partie si la personne sera frêle ou en santé en vieillissant.
      Nos conseils ne seront toutefois pas utiles s'ils ne tiennent pas compte des obstacles bien réels qu'affrontent nos patientes qui veulent mettre des aliments sains sur la table. Nous avons pris soin de concevoir et de préparer des lignes directrices qui répondent aux besoins des Canadiennes des localités rurales et isolées. Nous y avons également incorporé les recommandations de notre comité de la santé des femmes autochtones.
      Le rapport réfléchi et exhaustif du Sénat intitulé Obésité au Canada : Une approche pansociétale pour un Canada en meilleure santé contient des recommandations spécifiques sur la formation des stagiaires en médecine en matière de nutrition et sur le rôle des médecins dans l'éducation des patients, rôle qui pourrait être plus actif.
      • The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology
      Obesity in Canada: A Whole-of-Society Approach for a Healthier Canada.
      Nous n'allons pas enrayer l'épidémie d'obésité tout seuls, mais il y a beaucoup de choses que nous pouvons faire pour aider en tant que défenseurs de la santé. J'espère qu'avec ces lignes directrices, nous saurons renverser la vapeur.

      Référence

        • The Standing Senate Committee on Social Affairs, Science and Technology
        Obesity in Canada: A Whole-of-Society Approach for a Healthier Canada.
        The Standing Senate Committee on Social Affairs, Ottawa2016 (Available at:) (Accessed April 19, 2016)

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      • Good Eating Makes Good Reading
        Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada Vol. 38Issue 6
        • Preview
          This month, the SOGC is proud to publish the long-awaited guideline, The Canadian Consensus on Female Nutrition: Adolescence, Reproduction, Menopause, and Beyond. Nutrition was not even in the curriculum when I was in medical school, and it certainly was not a part of residency education. Today, the consequences of poor nutrition fill our offices, and our patients look to us for guidance. We may feel that our advice on diet and nutrition will not be heeded, but there is ample evidence that women want and expect our advice and are more likely to attempt lifestyle changes that their health care providers recommend.
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