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JOGC

Pratiques optimales en vue de minimiser le risque d’infection au moment de l’insertion d’un dispositif intra-utérin

      Résumé

      Contexte

      Les dispositifs intra-utérins constituent un moyen de contraception à long terme extrêmement efficace qui compte l’avantage d’être réversible. Historiquement, l’utilisation de certains dispositifs intra-utérins a été associée à une hausse du risque de syndrome inflammatoire pelvien. Des données plus récentes laissent entendre que cette association ne s’applique pas aux nouveaux dispositifs; toutefois, certains facteurs de risque peuvent accroître la possibilité d’infection.

      Objectifs

      Analyser le risque d’infection associé à l’insertion de dispositifs intra-utérins et recommander des stratégies visant la prévention de l’infection.

      Issues

      Les issues prises en considération ont été le risque de syndrome inflammatoire pelvien, les effets du dépistage de la vaginose bactérienne et des infections transmissibles sexuellement (dont la chlamydiose et la gonorrhée), et le rôle de l’antibioprophylaxie.

      Résultats

      Tabled 1Critères d’évaluation des résultats et de classification des recommandations, fondés sur ceux du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs
      Niveaux de résultats
      La qualité des résultats signalés dans les présentes directives cliniques a été établie conformément aux critères d’évaluation des résultats présentés dans le Rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs.
      Catégories de recommandations
      Les recommandations que comprennent les présentes directives cliniques ont été classées conformément à la méthode de classification décrite dans le Rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs.
      I: Résultats obtenus dans le cadre d’au moins un essai comparatif convenablement randomisé.A. On dispose de données suffisantes pour appuyer la mesure clinique de prévention.
      II-1: Résultats obtenus dans le cadre d’essais comparatifs non randomisés bien conçus.B. On dispose de données acceptables pour appuyer la mesure clinique de prévention.
      II-2: Résultats obtenus dans le cadre d’études de cohortes (prospectives ou rétrospectives) ou d’études analytiques cas-témoins bien conçues, réalisées de préférence dans plus d’un centre ou par plus d’un groupe de recherche.C. Les données existantes sont contradictoires et ne permettent pas de formuler une recommandation pour ou contre l’usage de la mesure clinique de prévention; cependant, d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décision.
      II-3: Résultats découlant de comparaisons entre différents moments ou différents lieux, ou selon qu’on a ou non recours à une intervention. Des résultats de première importance obtenus dans le cadre d’études non comparatives (par exemple, les résultats du traitement à la pénicilline, dans les années 1940) pourraient en outre figurer dans cette catégorie.D. On dispose de données acceptables pour déconseiller la mesure clinique de prévention.

      E. On dispose de données suffisantes pour déconseiller la mesure clinique de prévention.
      III: Opinions exprimées par des sommités dans le domaine, fondées sur l’expérience clinique, études descriptives ou rapports de comités d’experts.L. Les données sont insuffisantes (d’un point de vue qantitatif ou qualitatif) et ne permettent pas de formuler une recommandation; cependant, d’autres facteurs peuvent influer sur la prise de décision.
      Woolf SH, Battista RN, Angerson GM, Logan AG, Eel W. Canadian Task Force on Preventive Health Care. New grades for recommendations from the Canadian Task Force on Preventive Health Care. CMAJ 2003;169:207–8.
      * La qualité des résultats signalés dans les présentes directives cliniques a été établie conformément aux critères d’évaluation des résultats présentés dans le Rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs.
      Les recommandations que comprennent les présentes directives cliniques ont été classées conformément à la méthode de classification décrite dans le Rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs.

      Valeurs

      La qualité des résultats est évaluée au moyen des critères décrits dans le rapport du Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (Tableau).

      Mots clés

      Recommandations

      • 1.
        Toutes les femmes demandant l’insertion d’un dispositif intra-utérin devraient être avisées de la légère hausse du risque de syndrome inflammatoire pelvien qui est constatée au cours des 20 premiers jours suivant l’insertion. (II-2A)
      • 2.
        Toutes les femmes demandant l’insertion d’un dispositif intra-utérin devraient faire l’objet d’une évaluation (au moyen d’une anamnèse et d’un examen physique) visant à établir leur risque de présenter une infection transmissible sexuellement. Les femmes exposées à un risque accru devraient faire l’objet d’un dépistage avant l’insertion ou au moment de celle-ci; cependant, il n’est pas nécessaire de reporter l’insertion jusqu’à l’obtention des résultats. (II-2B)
      • Nous ne disposons pas actuellement d’assez de données pour soutenir la tenue systématique, chez les femmes asymptomatiques, d’un dépistage de la vaginose bactérienne au moment de l’insertion d’un dispositif intra-utérin. (II-2C)
      • 4.
        L’utilisation systématique d’une antibioprophylaxie n’est pas recommandée avant l’insertion d’un dispositif intra-utérin; toutefois, l’utilisation d’une telle mesure pourrait être envisagée dans certaines situations comptant des risques élevés. (I-C)
      • 5.
        Les pratiques standard englobent le nettoyage du col et la stérilisation de tous les instruments qui seront utilisés avant et pendant l’insertion d’un dispositif intra-utérin. (III-C)
      • 6.
        Dans le cadre de la prise en charge d’un syndrome inflammatoire pelvien allant de bénin à modéré, il n’est pas nécessaire de retirer le dispositif intra-utérin pendant le traitement, sauf lorsque la patiente en fait la demande ou en l’absence d’amélioration clinique après 72 heures de traitement approprié au moyen d’antibiotiques. En présence d’un syndrome inflammatoire pelvien grave, le retrait du dispositif intra-utérin à la suite de la mise en oeuvre d’un schéma posologique approprié d’antibiotiques peut être pris en considération. (I-B)
      • 7.
        L’utilisation d’un dispositif intra-utérin constitue une option sûre et efficace en matière de contraception pour ce qui est des femmes séropositives pour le VIH. (I-B)
      • 8.
        Les dispositifs intra-utérins peuvent être considérés comme étant des modes de contraception de première intention pour ce qui est des adolescentes. (I-A)
      Le texte intégral du présent document est disponible en ligne à http://www.sogc.org et à http://www.jogc.com.